Six Sigma

 S’améliorer constamment, pour les clients, avec les équipes, pour fournir un service et des produits plus compétitifs irréprochables dans leur qualité 

Six Sigma est une méthode issue de l’industrie qui s’appuie sur les statistiques et l’analyse des données.

D’où vient la méthode Six Sigma ?

Six Sigma est une méthodologie d’amélioration continue élaborée dans les années 80. Ses origines sont industrielles : la méthodologie a été imaginée, testée et déployée chez Motorola, avec le soutien du statisticien Mikel Harry, afin notamment de résoudre les problèmes de satisfaction de ses clients quant à la qualité et la fiabilité de ses produits.

C’est l’entreprise General Electric qui a popularisé la méthode en la déployant massivement dans l’ensemble de ses activités industrielles dans les années ’90 sous l’impulsion de son président Jack Welch. Depuis la méthode a été adoptée par de nombreuses entreprises industrielles.

Depuis les années 2000, la structure DMAIC de la méthode Six Sigma a service de cadre à un rapprochement avec le Lean Management.

Comment se définit la méthode Six Sigma ?

Le concept sur lequel repose la méthode Six Sigma est simple : les défauts d’un processus (de fabrication industrielle ou de service) sont causés par la variation du processus. Plus un processus a une faible variation et plus il est dit sous contrôle et moins il génère de défauts (rebuts, non conformités).

L’objectif de la méthode Six Sigma consiste donc à réduire la variation d’un processus.

Cette démarche, bien qu’issue de l’industrie manufacturière peut s’appliquer également à certaines activités de service.

Des principes clairs

La méthodologie Six Sigma s’appuie sur des principes structurants :

● Apporter aux clients la certitude de livraison du produit ou du service sans défaut
● Disposer d’indicateur (= une mesure) : la méthode travaille à améliorer votre indicateur de performance
● Les problèmes de vos processus ont des causes racines : par une analyse et une action sur ces causes racines on peut mettre le processus sous contrôle
● S’appuyer sur un cadre structuré en 5 étapes appelé DMAIC
    – Define : Cadrer le problème, définir une mesure et fixer une ambition
    – Measure : Collecter les données de votre processus
    – Analyze :  Analyser les données collectées pour identifier les causes racines
    – Improve : Identifier les meilleures solutions et préparer leur implémentation
    – Control : S’assurer que les problèmes sont corrigés et la performance souhaitée est atteinte… sur la durée

Une échelle de performance pour vos processus

Processus dont la performance = 3.8 Sigma Processus dont la performance = 6 Sigma
Taux de non qualité 10 000 défauts pour 1 million de pièces produites 4 <  défauts pour 1 million de pièces produites
Rendement équivalent 99% 99.99966%
Distribution d’eau potable 15 minutes d’eau non potable par jour 1 minute non potable tous les 7 mois
Industrie médicale 5 000 erreurs médicales par semaine 1,7 opérations ratées par jour
Activité aéroportuaire 1 atterrissage raté par jour 1 atterrissage raté tous les 5 ans
Distribution d’électricité Pas d’électricité 3 heures par mois Une heure de coupure tous les 34 ans

Niveaux de compétences

La méthodologie Six Sigma comporte plusieurs niveaux d’expertise, les 4 plus connue étant :

● Yellow Belt : Un Yellow Belt est une personne qui possède un premier niveau de connaissance basique de la méthodologie Six Sigma. Il s’agit généralement d’une personne contribuant de manière opérationnelle à un projet d’amélioration (par exemple un opérateur effectuant des mesures sur une ligne de production, un analyste effectuant des extractions de données d’un système informatique)

● Green Belt : Formé à la démarche, il en maîtrise les étapes et les outils essentiels. Son objectif est de conduire des projets d’amélioration continue, en s’appuyant sur la méthodologie D-M-A-I-C dans le cadre de son métier quotidien. Généralement, on évalue qu’un projet Green Belt occupe celui-ci à hauteur de 20% de son temps, soit ~ 1 jour / semaine.

 Black Belt : Ayant suivi une formation plus complète, le Black Belt est un expert de la méthode, ses prérogatives sont multiples :
  – il coach les équipes de projet Six Sigma en les accompagnant sur le suivi de la méthodologie mais également les outils
  – il forme les Green Belt aux outils
  – il est en charge de mener des projets complexes, transverses impactant les chaines de valeur de l’entreprise (par exemple : un processus de service client de bout-en-bout, un processus de la vente à la distribution…)

Master Black Belt : Ce sont les leaders-experts de la méthodologie Six Sigma. Aguerris aux techniques de coaching technique et de projet, ils possèdent une vision stratégique sur la démarche et pilotent les changements organisationnels dans l’entreprise. Responsables de l’acculturation des équipes, ils forment, encadrent et certifient les Black Belt et les Green Belts

● Champion : Dirigeant, Directeur ou ayant un haut niveau de responsabilité, sa mission consiste à piloter le déploiement de la démarche Six Sigma. Être Champion ne signifie pas être un expert de la méthodologie ou des outils, mais signifie être convaincu du bien-fondé de la démarche et de la valeur ajoutée qu’elle peut apporter à l’organisation ou l’entreprise. En ce sens, c’est une personne exposée, visible portant activement les messages et les objectifs de la démarche : son rôle être d’être exemplaire auprès de ses pairs et des équipes. Il identifie les équipes, les secteurs d’activité où la démarche doit être déployée afin d’apporter le maximum de bénéfice en termes de performance. De par sa position, le Champion peut aussi aider à débloquer les situations dans lesquelles pourrait s’engager un projet, comme un Sponsor.

Chez KIKANO plusieurs intervenants sont Black Belt ou Master Black Belts certifiés.
Jean-Marc CAZENEUVE possède une Certification Master Black Belt General Electric depuis 2003.

De nombreuses entreprises associent les principes du Lean Management au cadre méthodologique DMAIC issu de la méthode Six Sigma : on parle alors de LeanSixSigma (LSS)